LE CERTIFICAT DE TRAVAIL
L’employeur est obligé de
délivrer au salarié qui quitte l’entreprise un certificat de travail. Cette
obligation est valable aussi bien au terme d’un contrat à durée déterminée qu’au
terme d’un contrat à durée indéterminée.
Le contenu du certificat de travail
Aucune forme particulière n’est
exigée par la loi. Cependant, il est recommandé d’établir le certificat sur du
papier à en-tête de la société.
Le certificat de travail doit
obligatoirement préciser :
- le nom, l'adresse et la raison sociale de l'employeur
- le nom et l'adresse du salarié
- la date d'entrée dans l’entreprise. Il faut y inclure la période d’essai.
- la date à laquelle le contrat de travail prend fin. En cas de dispense de
préavis, la date de sortie correspond au terme du préavis, même s’il n’est pas
exécuté.
- la nature de l'emploi occupé. Il doit s'agir des fonctions réellement
exercées. Si le salarié a occupé plusieurs postes, ils doivent y figurer avec
les dates correspondantes.
- le lieu, la date de la délivrance du certificat
- la signature de l'employeur. S'il s'agit d'une société, la signature sera
celle du représentant qualifié.
A noter :
Le certificat peut, si le salarié est d'accord, contenir des
mentions facultatives telles que « libre de tout engagement ».
Les conditions de délivrance du certificat de travail
Le certificat
de travail doit être remis à l'expiration du contrat de travail, c'est-à-dire à
l'expiration du préavis, qu’il soit exécuté ou non.
Pour faciliter au
salarié ses démarches de recherche d'emploi, le ministre du Travail recommande
aux employeurs de délivrer sans attendre une attestation précisant la date de
fin du préavis et mentionnant la liberté laissée au salarié d'occuper
entre-temps un nouvel emploi.
La seule obligation de l'employeur est de
tenir le certificat à la disposition du salarié : c’est lui qui est tenu de
venir le chercher sur son ancien lieu de travail. Le salarié doit donc le
réclamer à son employeur si ce dernier ne le lui donne pas spontanément.
Les sanctions en cas de non-délivrance du certificat de travail ou de
certificat défectueux
Le salarié qui reçoit un certificat de travail
défectueux est fondé à demander des dommages et intérêts, s’il prouve qu’il a
subi un préjudice.
Lorsque l’employeur reste passif malgré les demandes
du salarié ou refuse de délivrer le certificat de travail à la fin du préavis,
le salarié peut saisir le conseil de prud’hommes en référé (il s’agit d’une
procédure accélérée). Les juges pourront ordonner la remise de ce document sous
astreinte.
L’employeur qui ne délivre pas ce certificat s’expose de plus
à une sanction pénale (750 € d’amende).
Un salarié peut réclamer le
certificat de travail non délivré dans les 30 ans qui suivent la rupture de son
contrat de travail.
L’ATTESTATION ASSEDIC
La personne qui effectue sa demande
d’allocation chômage doit fournir un certain nombre de pièces, dont une
attestation de son employeur.
Le contenu de l’attestation Assedic
L’attestation est établi sur un
pré-imprimé jaune fourni par l’Assedic. Il comprend une série de mentions
obligatoires :
- l’identification de l’employeur ainsi que diverses renseignements sur
l’entreprise (effectif, horaire de travail, etc.)
- l’identification du salarié
- des précisions sur l’emploi occupé (niveau de qualification, type
d’emploi, durée de l’emploi, etc.)
- des informations sur la rupture du contrat (type de rupture, motif, date,
etc.)
- les salaires et indemnités versés au salarié au cours des 12 derniers mois
civils précédant la fin du contrat (y compris les indemnités de rupture)
Les conditions de délivrance de l’attestation Assedic
Cette
attestation doit être remise à l'expiration du contrat de travail, c'est-à-dire
à l'expiration du préavis. En cas de dispense de préavis par l'employeur, c'est
à la fin du préavis que l’attestation est exigible. Elle est remise au salarié
en même temps que le certificat de travail.
La seule obligation de
l'employeur est de tenir l’attestation à la disposition du salarié : c’est le
salarié qui est tenu de venir la chercher sur son ancien lieu de travail. Le
salarié doit donc la réclamer à son employeur si celui-ci ne la lui donne pas
spontanément.
A noter
Désormais, l’attestation devra également être envoyée
directement à l’Assedic par l’employeur.
Les recours du salarié en cas de non-délivrance de l’attestation
Assedic
Lorsque l’employeur reste passif malgré les demandes du salarié
ou refuse de délivrer l’attestation à la fin du préavis, l’Assedic, informée de
ces difficultés, invite l’employeur à lui fournir sans délai ce document.
Le salarié peut également saisir le conseil des prud’hommes en
référé (il s’agit d’une procédure accélérée). Les juges pourront ordonner la
remise de ce document sous astreinte.
En outre, l'employeur peut être
condamné au versement de dommages-intérêts en cas de préjudice causé au salarié
(ce préjudice peut être ici l’impossibilité d’obtenir les allocations
chômage).
De plus, la non-remise de cette attestation expose l’employeur
à une amende.
LE REÇU POUR SOLDE DE TOUT COMPTE
Qu’est-ce que le reçu pour solde de tout compte ?
Il s’agit
d’une quittance que l’employeur remet au salarié au moment où il quitte
l’entreprise. Son contenu est libre. Le plus souvent, il mentionnera précisément
les sommes remises au salarié lors de la rupture de son contrat de
travail.
Même si cette pratique est courante, rien n’oblige le salarié à
signer ce reçu. Un reçu pour solde de tout compte est en effet un document
purement facultatif, pour l’employeur et pour le salarié
De plus, s’il le
signe, rien ne va lier le salarié à son contenu. Il pourra toujours contester
par la suite le montant des sommes qui y figurent, et celles qui n’y sont pas
mentionnées.
Quelle est la valeur de ce reçu ?
Depuis la loi du 17 janvier 2002,
ce document n’a plus aucun effet libératoire à l’égard de l’employeur. Il s’agit
d’un simple reçu qui ne le protège contre d’éventuelles réclamations
ultérieures.
Le salarié peut donc contester toute somme figurant sur ce
reçu.
Comment contester un reçu pour solde de tout compte ?
Le salarié
peut contester ce reçu auprès de son ancien employeur, de préférence par lettre
recommandée.
Il doit préciser les sommes qu’il conteste et les motifs de sa
contestation.
Si le salarié et son ancien employeur ne parviennent pas à
se mettre d’accord, le conseil des prud’hommes pourra être saisi.
Le salarié
devra alors prouver que le montant des sommes qu’il conteste est inexact. Il a 5
ans pour réclamer toutes les sommes qui ont la nature de salaire, et 30 ans pour
les autres (indemnités de licenciement, indemnités kilométriques, indemnités de
congés payés par exemple).
LE BORDEREAU INDIVIDUEL D’ACCES A LA FORMATION
(BIAF)
Il concerne les salariés recrutés sous contrat à durée
déterminée par un employeur non-assujetti à l’avenant du 8 novembre 1991 à
l'Accord national interprofessionnel du 3 juillet 1991 relatif à la formation
professionnelle continue.
L’employeur doit leur remettre un bordereau
individuel d’accès à la formation (BIAF), avec leur dernier bulletin de
paie.
Ce bordereau doit comporter les mentions suivantes :
- l’identification du salarié ;
- l’identification de l'entreprise ;
- les dates de début et de fin du contrat ;
- le montant des rémunérations versées au salarié ;
- l'adresse de l'organisme paritaire compétent ;
- l'adresse des organismes de recouvrement des cotisations de sécurité
sociale, d'assurance chômage et de retraite complémentaire ;
- les taux de cotisations versées au titre du contrat à durée déterminée ;
- le rappel des conditions d'exercice du droit au congé individuel de
formation.
Mise à jour : juin 2006