Vous aviez plusieurs emplois, vous en perdez un
CONDITIONS D’ATTRIBUTION DE L’ALLOCATION CHOMAGE
Vous devez
remplir plusieurs conditions pour prétendre au bénéfice d’une allocation chômage
:
- Vous ne devez pas travailler plus de 110 heures par mois au titre de vos
emplois restants ;
- Votre rémunération au titre de ces emplois ne doit pas être supérieure à
70 % de la totalité de vos salaires bruts perçus auparavant.
A noter :
Les indemnités compensatrices de congés payés et les frais
professionnels ne sont pas pris en compte dans ce calcul.
- Vous devez être inscrit comme demandeur d’emploi ;
Pour connaître
les formalités liées à cette inscription, reportez-vous à notre fiche «
L’inscription comme demandeur d’emploi »
- Vous ne devez pas avoir perdu volontairement votre emploi ;
Pour en savoir
plus sur cette notion, reportez-vous à notre fiche « L’allocation chômage
».
- Vous devez avoir travaillé au moins 6 mois ou 910 heures au cours des 12
derniers mois.
A noter :
Si l’emploi conservé est une activité non salariée, vous
pouvez bénéficier de l’allocation chômage si les revenus tirés de cette activité
ne représentent pas plus de 70 % de vos revenus antérieurs.
VOTRE ALLOCATION
Montant
Elle sera calculée sur la base de l’emploi que vous avez perdu.
Vous pourrez la cumuler avec vos salaires perçus au titre des activités
conservées.
L’allocation se calcule de 2 manières :
- 40,4 % du salaire journalier de l’emploi perdu + une partie fixe (10, €,
proratisée en fonction de votre horaire de travail)
- 57,4 % du salaire journalier de l’emploi perdu.
L’Assedic vous
versera le montant le plus favorable.
Durée de versement
Le cumul de cette allocation avec vos salaires
conservés est autorisé dans la limite de vos droits. Toutefois, l’Assedic pose
une limite de 15 mois, au-delà de laquelle le cumul prend fin, et ce quelque
soit la durée de vos droits.
Pour en
savoir plus sur la durée des droits, reportez-vous à notre fiche « L’allocation
chômage ».
Exception :
Cette limite ne vous concerne pas si vous êtes titulaire
d’un contrat emploi solidarité (CSE), d’un contrat d’accompagnement dans
l’emploi (CAE) ou si vous avez plus de 50 ans.
A noter :
Si vous perdez l’emploi que vous aviez conservé, l’Assedic
recalculera le montant de votre allocation, en prenant en compte vos salaires au
titre de cet emploi.
Vous retrouvez un emploi
Vous devez en informer
immédiatement l’Assedic. Sous certaines conditions, vos allocations chômage
pourront être maintenues.
Une aide peut également vous être versée, si
votre nouvel emploi est moins bien rémunéré que le précédent.
Attention :
Si vous reprenez une activité chez votre ancien employeur,
vos allocations seront suspendues.
MAINTIEN DES ALLOCATIONS CHOMAGE
Pour en bénéficier, vous ne devez
pas :
- Travailler plus de 110 heures par mois
- Gagner plus de 70 % de ce que vous gagniez avant d’être au chômage
- Bénéficier de l’aide différentielle de reclassement.
A noter :
- Si vous ne remplissez pas ces conditions, l’Assedic cessera de vous
indemniser.
- Si vous avez repris une activité non salariée, seule la limite de 70 % est
retenue.
Les activités bénévoles ne vous privent pas de
vos allocations. Sont considérées comme bénévoles par l’Assedic :
- l’activité associative, si vous ne remplacez pas du personnel
administratif et si vous n’êtes pas un ancien salarié de l’association ;
- l’exécution de mandats syndicaux de représentation dans les organismes
paritaires ou officiels dans la mesure où les sommes versées présentent un
caractère indemnitaire
- l'exécution de mandats électifs auprès des conseils de prud'hommes, des
assemblées consulaires, des collectivités locales, des organismes sociaux. Les
indemnités ne doivent pas avoir la nature de salaires.
L’Assedic calculera chaque mois des jours qui ne peuvent pas
être indemnisés : Salaire brut mensuel procuré par l’activité reprise à temps
partiel / salaire journalier ayant servi au calcul de vos
allocations
Ces jours ne sont pas perdus. Ils reculent d’autant la
fin de votre indemnisation.
A noter :
Si vous avez plus de 50 ans, les jours retirés sont minorés de
20 %.
Vous percevrez ces allocations dans la limite de vos
droits, et au maximum pendant 15 mois.
Exception :
Si vous avez plus de 50 ans, ou si vous êtes titulaire d’un
contrat emploi solidarité ou d’un contrat d’accompagnement dans l’emploi, vous
n’êtes pas concerné par cette limite.
Vos démarches :
vous devez chaque mois informer l’Assedic de votre période de travail et du
nombre d’heures que vous avez effectuées.
L’Assedic vous demandera de lui
adresser une copie de votre bulletin de paie.
Attention :
Si vous ne déclarez pas votre reprise d'activité :
- Vous devrez rembourser les allocations indûment perçues
- Votre durée d'indemnisation sera réduite d'autant
- Cette période de travail ne sera pas prise en compte pour l'ouverture de
nouveaux droits.
AIDE DIFFERENTIELLE DE RECLASSEMENT
Elle peut vous être versée
su vous reprenez un emploi moins bien rémunéré que le précédent.
Attention
Cette aide ne peut pas se cumuler avec le maintien des
allocations chômage.
Pour en bénéficier, vous devez remplir
plusieurs conditions :
- avoir 50 ans ou plus, ou moins de 50 ans et être indemnisé depuis plus de
12 mois
- votre nouvelle rémunération doit être inférieure d’au moins 15 % à la
rémunération de votre précédent emploi
- reprendre un emploi salarié, d’au moins 30 jours s’il s’agit d’un contrat
à durée déterminée, dans une entreprise autre que votre dernière entreprise.
L’Assedic vous versera la différence entre votre ancien et
votre nouveau salaire, pendant la durée de vos droits restants au moment de
votre embauche.
A noter
L’aide versée ne peut pas dépasser la moitié du montant total
des droits restants au moment de l’embauche
SI L'EMPLOI REPRIS EST UN CONTRAT DE PROFESSIONNALISATION
Une
aide spécifique peut vous être versée, si les conditions suivantes sont remplies
:
- percevoir une rémunération inférieure à 120 % du montant de votre
allocation chômage
- avoir 26 ans ou plus.
L'aide complète votre salaire. Elle est
égale à (120% ARE mensuelle) – salaire mensuel.
L'aide est versée dans la
limite des droits restants au jours de votre embauche. Elle n'est pas versée en
cas d'arrêt maladie, de congé maternité ou de congé sans solde d'au moins 15
jours.
EN CAS DE PERTE D’EMPLOI APRES INTERRUPTION DU VERSEMENT DES ALLOCATIONS
CHOMAGE
Vous venez de perdre l’emploi que vous aviez retrouvé. Vous
devez vous réinscrire comme demandeur d’emploi.
L’Assedic peut reprendre
le versement de vos allocations, sous certaines conditions :
- Si vous avez travaillé moins de 6 mois ou 910 heures : vous percevrez vos
allocations, dans la limite des droits qui vous restaient (même en cas de
démission).
- Si vous avez travaillé plus de 6 mois ou 910 heures : l’Assedic compare
les droits qui vous restaient au titre d’une précédente période
d’indemnisation, et les nouveaux droits acquis. Elle vous versera le plus
avantageux pour vous.
Attention :
La démission vous prive ici de toute
indemnisation.
Exception :
Si vous avez plus de 57 ans 1/2 à la date de fin de votre
premier contrat, vous bénéficierez automatiquement de vos anciens droits, même
en cas de démission.
A noter :
Si vous avez repris un emploi salarié, mais que vous n’avez
pas acquis de nouveaux droits, vous pouvez retrouver vos anciens droits pendant
un délai de 3 ans augmenté de la durée de vos droits.
LE CUMUL ENTRE UN SALAIRE ET L’ALLOCATION DE SOLIDARITE
SPECIFIQUE
Si vous retrouvez un emploi, vous pouvez cumuler votre
salaire et l’allocation de solidarité spécifique (ASS) dans la limite de vos
droits restants, et pendant au maximum 12 mois.
Si au terme de ces 12
mois vous avez travaillé moins de 750 heures, vous pourrez continuer ce cumul
jusqu’à ce que vous ayez travaillé 750 heures.
Exceptions :
- Si vous avez plus de 50 ans, cette limite de 12 mois ne vous concerne pas.
- Si vous êtes titulaire d'un contrat emploi solidarité (CIA dans les DOM),
votre allocation sera réduite de 60 % pendant toute la durée de votre contrat,
dans la limite de vos droits restants.
Depuis le 1er octobre 2006
L'ASS peut se cumuler avec un salaire,
sous certaines conditions.
- Si l'activité reprise est un emploi salarié de 78 heures par mois et plus,
ou une activité non-salariée, l'intéressé peut percevoir :
- une prime de retour à l'emploi de 1000 €, si l'activité dure 4 mois
consécutifs
- un complément de revenu, pendant 12 mois maximum ou 750 heures si ce
nombre d'heures n'est pas atteint au bout de 12 mois.
Pendant les 3 premiers mois d'activité, l'intéressé
perçoit son ASS intégral. Ensuite, ses revenus mensuels seront déduits de
l'allocation, mais il percevra une prime de 150 € par mois.
- Si l'activité reprise est un emploi salarié de moins de 78 heures par
mois, l'intéressé perçoit un complément à son salaire. Il est versé pendant 12
mois maximum ou 750 heures si ce nombre d'heures n'est pas atteint au bout de
12 mois.
Le montant du complément s'élève à :
Salaires bruts |
Cumul
salaire/allocation |
Pendant les 6 premiers
mois |
≤ ½ SMIC |
Cumul total salaire/ASS |
> ½ SMIC |
Allocation réduite de 40 % de la partie du salaire supérieure à ½
SMIC |
Pendant les 6 mois
suivants |
Quel que soit le montant |
Allocation réduite de 40 % du salaire
brut |
LE CUMUL ENTRE UN SALAIRE ET LE REVENU MINIMUM D'INSERTION
Il
est possible de cumuler le RMI avec les revenus tirés d’une activité
professionnelle, dans certaines limites.
Pendant les 3 premiers mois, le
cumul est total.
Lors de la première révision du RMI, au bout de 3 mois,
un abattement est pratique sur la moyenne mensuelle des revenus d’activité du
trimestre précédent. Il est de 100%. Le titulaire reçoit donc le RMI, qu’il
cumule avec ses revenus d’activité, pendant 3 mois encore.
Au bout de 6
mois, l’abattement passe à 50 %, pour les 9 mois suivants maximum. Le titulaire
reçoit alors le RMI moins ses revenus mensuels d’activité divisés par
2.
A noter :
- Si vous avez travaillé moins de 750 heures au cours du trimestre précédant
la fin de vos droits (temps partiel), le cumul à 50 % pourra être maintenu. Il
cessera dès que les 750 heures seront atteintes.
- Si vous perdez l’emploi repris, le cycle reprend au début dès que vous
avez retrouvé un nouvel emploi (cumul à 100 %, puis à 50 %).
- Si l’emploi repris est un contrat emploi solidarité (CES), l’abattement
est de 33 % du RMI de base. Il s’applique jusqu’au terme du contrat.
Vous créez votre propre entreprise
L’AIDE DE L’ASSEDIC
L’Assedic peut verser une aide au demandeur
d’emploi créateur d’entreprise. Peuvent y prétendre :
- Le bénéficiaire de l’allocation chômage,
- Le demandeur d’emploi qui est en cours de différé d’indemnisation ou délai
d’attente,
- Le salarié licencié qui crée ou reprend une entreprise pendant son
préavis.
Pour bénéficier de cette aide, vous devez :
- informer l’ANPE de votre projet de création d’entreprise,
- bénéficier de l’ACCRE (voir ci-dessous)
- avoir obtenu la validation de votre projet par l’Assedic, en cas de
reprise d’entreprise.
Attention
Cette aide ne se cumule pas avec le maintien partiel des
allocations chômage.
L’aide est égale à la moitié des
allocations qui vous restent au début de votre activité. Elle est versée pour
moitié au début de l’activité, et le solde 6 mois plus tard.
Si votre
nouvelle activité cesse, vous retrouvez les droits qui vous restaient au début
de votre création ou reprise d’entreprise, diminués de l’aide versée par
l’Assedic, à condition que votre réinscription intervienne dans un délai de 3
ans à compter de votre admission, augmenté de la durée des droits qui vous ont
été notifiés.
Exemple : vous êtes admis au bénéfice de
l’allocation chômage au 1er juin 2006, pour 7 mois. Si votre création ou reprise
d’entreprise échoue, vous pouvez bénéficier de vos droits restants à condition
de vous réinscrire dans un délai de 3 ans et 7 mois à compter du 1er juin
2006
L’ACCRE (aide aux demandeurs d'emploi créant ou reprenant une
entreprise)
C’est une aide attribuée aux demandeurs d’emploi qui
créent ou reprennent une entreprise.
Peuvent en bénéficier :
- les demandeurs d'emploi indemnisés ou susceptibles de l'être : ARE, AI,
ASS
- les demandeurs d'emploi non indemnisés et inscrits à l'ANPE 6 mois au
cours des 18 derniers mois
- les bénéficiaires du RMI, leur conjoint ou concubin
- les bénéficiaires de l'API (allocation de parent isolé)
- les personnes pouvant bénéficier des "Nouveaux services emplois jeunes",
ou embauchés au titre de ce dispositif et dont le contrat est rompu avant la
fin,
- les personnes salariées ou licenciées d'une entreprise en redressement ou
liquidation judiciaire, reprenant tout ou partie de l'entreprise en
difficulté,
- les personnes qui ont signé un "contrat d'appui au projet d'entreprise"
(CAPE).
L’intéressé doit remplir plusieurs conditions, pendant
2 ans, pour prétendre à l’ACCRE :
- créer ou reprendre une entreprise industrielle, commerciale, artisanale ou
agricole,
- en détenir au moins 50 % du capital, ou en être dirigeant et détenir 35 %
du capital.
La demande d’ACCRE doit être déposée à la
Direction Départementale du Travail et de l'Emploi du siège de l’entreprise
avant l’enregistrement de l’activité. La DDTE vous remet une attestation, que
vous devez présenter à l’URSSAF. Elle informe également l’Assedic de sa
décision.
A noter
Le silence de la Direction Départementale du Travail et de
l'Emploi pendant 2 mois vaut acceptation de la demande.
L’ACCRE
consiste en une exonération de charges sociales, valable pendant un an à compter
de votre date d’affiliation au régime des travailleurs indépendants (ou du début
de l’activité si vous relevez du régime des salariés).
Il faut distinguer
:
- pour les demandeurs d’emploi indemnisés ou susceptibles de l’être,
l’exonération est totale (sauf retraite complémentaire)
- dans les autres cas, l’exonération est limitée à la fraction des revenus
inférieure à 120 % du SMIC.
Sont prises en charge les
cotisations :
- assurance maladie, maternité, invalidité, décès
- risque accident du travail
- prestations familiales
- assurance de base vieillesse et veuvage (sauf retraite complémentaire).
Attention
La CSG et la CRDS ne sont pas exonérées.
A noter
La durée de l’exonération peut être prolongée pour les
micro-entrepreneurs qui remplissent les conditions suivantes :
-ne pas être
demandeur d’emploi indemnisé
-être soumis au régime fiscal de la
micro-entreprise
-avoir un revenu inférieur ou égal à 1820 fois le SMIC.
La durée de la prolongation est limitée à 24 mois. L’exonération est
:
-totale dans la limite de 5 290 € par an
-de 50 % pour la fraction des
revenus annuels comprise entre 5 290 € et 15 051 €.
La demande de
prolongation doit être présentée avant la date d’échéance du 1er avis d’appel
des cotisations suivant la période d’exonération initiale.
A noter
En cas d’échec de la création ou de la reprise d’entreprise,
vous ne pourrez pas présenter une nouvelle demande d’ACCRE avant un délai de 3
ans.
L’ACCRE peut se cumuler avec :
- l’ASS : le cumul est possible pendant 12 mois, à taux plein.
- l’AI : le cumul est possible pendant 6 mois. Ici, l’allocataire reçoit la
dernière AI versée avant la création ou reprise d’entreprise (taux plein, ou
allocation différentielle).
- le RMI, l’API ou l’allocation de veuvage : le cumul est autorisé pendant 1
an, sous certaines conditions.
LE DISPOSITIF EDEN (Encouragement au Développement d'Entreprises
Nouvelles)
Il s’adresse aux demandeurs d’emploi les plus en
difficultés, et complète l’ACCRE.
Peuvent bénéficier de l’EDEN :
- les jeunes éligibles aux emplois-jeunes ou dont le contrat emploi-jeunes
est rompu avant terme
- les titulaires du RMI, de l'ASS, ou de l'API
- les personnes salariées ou licenciées qui reprennent tout ou partie de
leur entreprise en procédure de redressement ou de liquidation judiciaire
- les personnes de moins de 30 ans, reconnues handicapées ou sans durée de
travail suffisante pour ouvrir des droits à l'assurance chômage
- les personnes de 50 ans et plus inscrites comme demandeurs d'emploi
- les personnes bénéficiaires d'un "contrat d'appui au projet d'entreprise"
pouvant bénéficier de l'ACCRE.
L’EDEN comporte 3 volets
:
-une aide financière
Il s’agit d’une avance, remboursable dans un
délai de 5 ans maximum, sans intérêt. Le 1er remboursement doit intervenir au
plus tard dans les 12 mois de son versement.
Son montant s’élève à 6 098
€ par bénéficiaire. En cas de pluralités de bénéficiaires pour un même projet,
l’aide est limitée à :
- 9 145 €
- 76 225 € pour les salariés repreneurs de leur entreprise en difficultés.
-un suivi renforcé
Il est obligatoire, et est assuré par un
organisme habilité.
-une exonération de charges sociales
Elle est valable 12
mois.
La demande d’EDEN doit être présentée avant le début de
l’activité à la Direction Départementale du Travail et de l'Emploi ou auprès
d’un organisme habilité, par courrier recommandé avec accusé de
réception.
Vous devez remplir plusieurs conditions pour prétendre à
l’EDEN. Il faut reprendre ou créer une entreprise, quel que soit son activité et
sa forme.
Vous devez avoir obtenu un financement complémentaire auprès
d’un organisme mandaté ou d’un établissement de crédit au moins égal à la moitié
de l’avance remboursable.
Vous devez exercer le contrôle effectif de
l’entreprise :
- soit en détenant plus de 50 % du capital
- soit en étant dirigeant et en détenant au moins 1/3 du capital (à
condition qu’un associé ne détienne pas plus de la moitié du capital).
Plusieurs personnes peuvent prétendre à l’EDEN pour un même
projet, à condition :
- de détenir collectivement plus de 50 % du capital
- qu’au moins une ait la qualité de dirigeant
- et que chacune ait au moins 1/10 de la part de capital détenue par la
personne qui en a la part la plus importante.
L’EDEN peut se
cumuler avec :
- l’ASS, pendant 12 mois (à taux plein)
- le RMI, l’API ou l’allocation veuvage, pendant 12 mois (sous certaines
conditions).
LE CAPE ("contrat d'appui au projet d'entreprise")
Il s’adresse à
tous les créateurs d’entreprise (sauf les salariés à temps
complet).
C’est un contrat de 12 mois, renouvelable 2 fois, conclu entre
:
- une personne morale : l’accompagnateur
- et une personne physique : l’entrepreneur.
L’accompagnateur
s’engage à fournir à l’entrepreneur une aide particulière et continue, pendant
la phase de création et éventuellement le début de l’activité. Le créateur
d’entreprise s’engage à suivre un programme de préparation à la création et à la
gestion d’une activité économique.
L’entrepreneur est affilié au régime
des salariés. S’il débute son activité en cours de CAPE, il doit s’affilier
auprès du CFE (Centre de formalités des entreprises).
La conclusion
du CAPE entraîne un partage des responsabilités :
- avant l’immatriculation de la société, l’accompagnateur est responsable
vis à vis des tiers
- après l’immatriculation, la responsabilité est solidaire entre
accompagnateur et entrepreneur, et ce jusqu’au terme du CAPE.
A noter
Le CAPE peut se cumuler avec le maintien partiel des
allocations chômage.
LE MAINTIEN PARTIEL DE VOS ALLOCATIONS CHOMAGE
Les démarches que
vous effectuez pour la création de votre entreprise n’ont aucune incidence sur
vos allocations chômage. Vous devez toutefois rester inscrit comme demandeur
d’emploi.
C’est au démarrage de votre entreprise que se pose la question
du maintien de votre allocation.
A noter
- Le démarrage effectif de l’entreprise correspond à son inscription au
registre du commerce et des sociétés, au répertoire des métiers ou à l’URSSAF.
- Le maintien partiel des allocations chômage n’est pas cumulable avec
l’aide de l’Assedic.
- Le maintien partiel des allocations chômage est possible pour les
bénéficiaires de l’ACCRE.
Lorsque vous exercerez
effectivement votre activité, vous pourrez continuer à percevoir vos allocations
si vos revenus sont inférieurs à 70 % du salaire sur lequel ont été calculées
vos allocations.
L’Assedic calculera un nombre de jours qui ne vous
seront pas indemnisés :
vos revenus / salaire journalier ayant servi
au calcul de vos allocations.
Vos revenus ne seront pas
nécessairement connus au départ. L’Assedic procède alors à une évaluation
forfaitaire :
- Pour la première année civile : 542,08 € par mois
- Pour la seconde année civile : 813,08 € par mois
A noter
- Pour les activités agricoles, la rémunération retenue sera 669,17 € pour
la première année d’exploitation, et 334,58 € + la moitié de vos revenus
professionnels pour la seconde année.
- L’Assedic procèdera à une régularisation en fin d’année, lorsque vos
revenus seront connus.
Ce cumul est possible dans la
limite de 15 mois, quelle que soit la durée de vos droits.
Exception
Cette limite ne vous concerne pas si vous avez plus de 50
ans.
Passé ce délai de 15 mois, vous cesserez d’être indemnisé.
Vous retrouverez toutefois vos droits restants si votre activité s’arrête, à
condition que votre réinscription intervienne dans un délai de 3 ans augmenté de
la durée de vos droits.
Exemple : vous êtes admis au bénéfice de
l’allocation chômage au 1er juin 2006, pour 7 mois. Si votre création ou reprise
d’entreprise échoue, vous pouvez bénéficier de vos droits restants à condition
de vous réinscrire dans un délai de 3 ans et 7 mois à compter du 1er juin
2006
CREATION D’ENTREPRISE AVANT LA FIN DU CONTRAT DE TRAVAIL
Ce
chapitre concerne les personnes qui créent une entreprise tout en étant
salariées, et qui perdent ensuite leur emploi salarié.
Si c’est votre
cas, vous pouvez bénéficier de l’allocation chômage si vous remplissez les
conditions suivantes :
- ne pas percevoir, au titre de l’entreprise créée ou reprise, un revenu
supérieur à 70 % de ce que vous gagniez avant d’être au chômage,
- remplir les conditions pour bénéficier de l’allocation chômage :
- Avoir été affilié au moins 6 mois au cours des 22 derniers mois,
- Ne pas avoir été indemnisé plus de 3 fois au titre du chômage
saisonnier,
- Etre inscrit comme demandeur d’emploi,
- Etre à la recherche effective d’emploi,
- Etre âgé de moins de 60 ans,
- Etre apte physiquement à occuper un emploi,
- Avoir perdu involontairement son emploi.
A noter
Pour plus de précisions sur ces conditions, et l’allocation
chômage, reportez-vous à notre synthèse « L’allocation chômage
».
Si ces conditions sont remplies, vous percevez l’allocation
chômage dans son intégralité, calculée sur le salaire de l’emploi que vous avez
perdu. Elle se cumule avec les revenus que vous tirez de votre entreprise, dans
la limite de vos droits et au maximum pendant 15 mois.
Exception
Cette limite de 15 mois ne vous concerne pas si vous avez
plus de 50 ans.
Les durées d’indemnisation sont les suivantes
:
- 6 mois d'activité au cours des 22 derniers mois : 7 mois d’indemnisation
- 12 mois d'activité au cours des 20 derniers mois : 12 mois d’indemnisation
- 16 mois d’activité au cours des 26 derniers mois : 23 mois d’indemnisation
- Pour les 50 ans et plus, 27 mois d'activité au cours des 36 derniers mois
: 36 mois d’indemnisation
A noter
Pour les procédures de licenciement engagées avant le 18
janvier 2006, les durées d’indemnisation sont les suivantes
:
- 6 mois d’activité au cours des 22 derniers mois : 7
mois d’indemnisation
- 14 mois d’activité au cours des 24
derniers mois : 23 mois d’indemnisation
- pour les 50 ans
et plus, 27 mois d’activité au cours des 36 derniers mois : 36 mois
d’indemnisation
- pour les 57 ans et plus, 27 mois
d’activité au cours des 36 derniers mois et 100 trimestres d’assurance
vieillesse : 42 mois d’indemnisation.
CREATION DIRECTE D’ENTREPRISE A LA FIN DU CONTRAT DE TRAVAIL
Ce
chapitre s’adresse aux personnes licenciées ou ayant démissionné, et qui ont
créé immédiatement leur entreprise, sans s’inscrire comme demandeur
d’emploi.
Si votre nouvelle activité cesse, vous pouvez prétendre au
versement d’allocations chômage si :
- Vous n’aviez pas déposé de dossier de demande d’allocation suite à la
perte de votre emploi
- Moins de 3 ans se sont écoulés entre la fin de votre contrat et votre
inscription comme demandeur d’emploi.
Mise à jour : février 2007